L'Âme sous la peau, palpable à demi-mots, j'ai le souffle qui balbutie, les sentiments en hémorragie, irisé de ces caresses, légères, autant qu'allégresses... d'émotion en ébullition, de mots du cœur en suspensions... ... ...
Du cœur de l'Âme, du corps des larmes, l'immensité de ma fierté, repose, fragile, entre doigts de fée, griffes de tigre. Poupée vaudou je m'y complais, à cet instant perdu, à ce destin pendu : l'Âme effleurée ou l'Âme déchirée...
Elle, touchante, touchée... effeuille l'esprit des parchemins et manuscrits, s'échappant des subterfuges, des destins où elle trouvait refuge aux alentours des lettres, atours sophistiqués de son être...
Nue... Ô nue... si fragile et émue... de ses délicates faiblesses à ses délicieuses maladresses, j'ai tout bu jusqu'à l'ivresse, et de mes regards pantois qu'elle en rougisse !... aux soupirs de ses défaillances...
jeudi 27 mai 2010
Vulnérable
Section : autour d'un mot
jeudi 6 août 2009
Inéffable
Nous nous promenions dans un jardin par une douce matinée, foulant pieds nus l'herbe encore fraîche de rosée, flottant, ayant pour seul chemin les effluves florales.
C'est là que nous la vîmes...
Une émotion vive et colorée, scintillante, voletant au gré des vents en chuchotis et frou-frou...
Elle dansait là, tout autour, sans pudeur : nous étions seuls à la voir ! Alors elle valsait pour nos yeux, nous emportant avec elle dans le tourbillon d'un rythme à trois temps... Symphonie, envoutant l'espace et le temps !
Déjà s'envolant au loin dans les cieux, deux-trois boucles en guise d'adieu, elle disparut derrière quelques cotonneux... laissant pour seul souvenir un fil de soie pendillant au firmament.
Nous restâmes ébahies, bouche-bée, émerveillés... Mais que s'était-il donc passé ?
Alors nos pensées s'en suivirent le fil d'Arianne, avide d'en revenir chargées de quelques mots...
A tes yeux écarquillés et ton inspiration soudaine, j'en pressentis l'à-peu-près dont tu allais l'outrager. Alors barrant tes lèvres de mon index, je laissais échapper un «shhh»... comme une brise d'été soufflant dans les blés... ... ...
L'Alchimie est si fragile... Un seul mot pourrait la briser...
Section : autour d'un mot
lundi 6 juillet 2009
Mélancolie
Tristesse langoureuse, intérieure beauté caressant des idéaux manquées, sentiment mélodieux et vacillante mélopée... Ô... mélancolie ! D'une oisive vertu, tu combles les interstices de nos instants perdus...
Espérance sans objet et promesse esseulée, tes deux ailes n'ont jamais su voler... Ô mélancolie, elles ont le don, de nous ceindre dans nos tendres abandons...
Brise frémissante sur mon cou en émoi, deux petits pieds froids blottis contre moi... Ô mélancolie, ce soir je te ressens, je te goûte ; je te vois : visage pâle, vibrante... ma compagne aimante...
Section : autour d'un mot